Dialogue (théâtre) national ou complot contre la nation? /DESC

Dialogue (théâtre) national ou complot contre la nation? – JB Kongolo


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Dialogue (théâtre) national ou complot contre la nation?

 Par Jean-Bosco Kongolo

Lorsque la volonté de résoudre pacifiquement un différend émane de deux personnes ou de plusieurs personnes qui sont déterminées à se réconcilier, le dialogue s’impose naturellement comme nécessité et a plus de chance de réussir qu’un dialogue imposé. Il en est ainsi dans la vie courante des couples dont les époux, dans l’intérêt des enfants, mettent de côté leur orgueil personnel pour privilégier l’unité familiale. Dans la vie politique, et surtout lorsque le multipartisme est une valeur acceptée par tous, le dialogue est non seulement une nécessité mais il s’impose avec élégance à travers des mécanismes prévus à l’avance et dont le cadre par excellence est le parlement. Ici, peu importe qu’il y ait une majorité au pouvoir, l’opposition a pour rôle de critiquer l’action gouvernementale et le droit d’être écoutée, surtout lorsqu’elle le fait de manière constructive.

Le dialogue qui se tient présentement au Congo-Kinshasa, curieusement réclamé à cor et à cri par la « majorité présidentielle » comme unique voie de préparer le processus électoral apaisé, n’aurait jamais eu lieu en ce moment si les points de vue de l’opposition et de la société civile étaient régulièrement pris en compte ou, tout au moins, mis sur la table de discussion. Surtout après les élections chaotiques de novembre 2011!

« Je saisis la communauté internationale afin qu’elle organise sans délai le dialogue conformément à la résolution 2098 du Conseil de sécurité des Nations Unies, plaide le président de l’UDPS, rassurant qu’il ne s’agit pas là d’un « aveu de faiblesse », encore moins d’un «  acte de compromission. » « L’histoire nous apprend que même les conflits les plus graves ont trouvé leur solution dans le dialogue », rappelle-t-il avant de préciser : « Ce dialogue nous permettra de rétablir la vérité des urnes et de convenir de la suite à donner après le hold-up électoral de 2011 »[1]

Le dialogue, tel qu’il se déroule, surtout avec l’implication de la communauté internationale, donne les allures de quelque chose d’imposé aux Congolais qui en ignorent les tenants et les aboutissants. Comment en est-on arrivé là? Tel est le questionnement auquel tente de répondre la présente analyse.

 

1. Le triomphalisme de la « majorité présidentielle » après les élections de 2011

Afin d’éviter un vote-sanction lors de la présidentielle de 2011 à laquelle Etienne Tshisekedi, pressenti gagnant, avait accepté de participer, la majorité parlementaire s’avisa tôt de modifier la loi électorale qui prévoyait deux tours pour ce scrutin. De son côté, le Président de la République nomma dans la précipitation de nouveaux juges de la Cour Suprême de Justice, qui faisait à l’époque office de Cour Constitutionnelle pour connaître des contentieux électoraux.[2] La suite est connue de tous. Comme conséquence, le Congo-Kinshasa est dirigé par un Président de la République mal élu (48,95 % des suffrages en sa faveur), plus impopulaire et plus illégitime que jamais, qui refuse de quitter le pouvoir à l’expiration de son mandat alors qu’il n’aura plus ni légitimité, ni légalité. En prévision à une probable contestation judiciaire de l’ordre institutionnel qui sortirait du dialogue, Joseph Kabila a déjà signé et promulgué l’ordonnance n° 16/070 du 22 août 2016 portant dispositions relatives au statut particulier des membres de la Cour Constitutionnelle dont les dispositions s’appliquent également aux membres du Parquet Général près cette Cour ainsi qu’à ses conseillers référendaires. « Dans ses dispositions finales, la même ordonnance sort rétroactivement ses effets, en ce qui concerne « les avantages dus aux membres de la Cour constitutionnelle et ceux du Parquet général près cette Cour à dater du 07 juillet 2014 »[3]. Y a-t-il une meilleure preuve de corruption que celle-là? Les concertations nationales de 2013 et, présentement, le dialogue national ne sont que deux faces d’une même réalité : combler le déficit de légitimité et de légalité par la violation de la Constitution.

Malgré toutes les imperfections qui avaient caractérisé les élections de 2011, reconnues par tous les observateurs neutres (nationaux et internationaux)[4] et avouées aujourd’hui du bout des lèvres dans des discours officiels, la « majorité présidentielle » a cherché à écraser l’opposition aussi bien en bloquant toutes ses contributions constructives qu’en rejetant toutes ses initiatives du contrôle parlementaire. Qu’elle soit institutionnelle ou non, l’opposition congolaise a vu toutes ses initiatives étouffées systématiquement durant les cinq ans de la législature qui s’achève. [5] Alors que le gouvernement a fait montre de son incapacité à sécuriser l’Est du pays, à procurer de l’emploi aux milliers de jeunes diplômés ou des salaires décents aux fonctionnaires, à arrêter la gabegie financière et l’évasion fiscale, à garantir un minimum de bien-être à la population (eau, électricité, soins de santé et routes), toutes les initiatives émanant de l’opposition ont été étouffées de manière humiliante en matière de contrôle parlementaire, au nom d’une majorité mal comprise[6]. Au bout du compte, c’est le peuple qui en sort le plus grand perdant.

2. L’hypocrisie de la communauté internationale

Les politiciens congolais font tellement référence à la Communauté internationale que le commun des mortels serait tenté de croire qu’elle a un visage, un cœur, qu’elle entend tous les messages de détresse qui lui sont diversement adressés et qu’elle en est compatissante. Ce que le peuple ignore, c’est que cette nébuleuse communauté internationale dont fait également partie le Congo-Kinshasa est composée de tous les pays de la planète, chacun pouvant influer sur la marche du monde selon le leadership visionnaire de ses dirigeants. Au sein de l’ONU où sont représentés tous les États libres du monde, c’est malheureusement quelques uns, toujours les mêmes, qui ont fait de notre pays leur champs de bataille pour le contrôle de nos ressources naturelles et leur laboratoire d’expérimentation des schémas de gouvernance jamais appliqués ailleurs[7].

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A l’insu et au mépris du peuple congolais, ce sont ces puissances extérieures qui avaient placé Joseph Kabila au pouvoir en 2001, qui lui ont assuré une première élection unilatéralement qualifiée par elles de libre et démocratique en 2006[8], qui, malgré les fraudes massives constatées par leurs propres observateurs, avaient considéré que les élections de 2011 étaient gagnées par Joseph Kabila. Ce sont enfin les mêmes qui harcèlent le peuple congolais le poussant à dialoguer avec celui qui rejette le principe de l’alternance au pouvoir, principe non négociable dans leur démocratie. Quant à l’Union Africaine(UA), elle présente encore globalement l’image d’un syndicat des dirigeants qui se protègent mutuellement pour leurs intérêts et ceux de le, au détriment de leurs peuples.

A l’image de l’ONU, l’UA n’est jamais parvenue à demeurer ferme à l’égard des Chefs d’État africains qui modifient leurs Constitutions ou qui trichent aux élections pour se maintenir au pouvoir contre la volonté du peuple. Après quelques menaces protocolaires, pour endormir l’opinion, ils finissent par renouer avec les imposteurs comme si rien ne s’était passé. « Les peuples ont le sentiment que la force collective du leadership africain s’est considérablement affaiblie, avec la menace d’un éventuel retour en arrière en dépit des nombreuses avancées réalisées. Nul ne peut nier qu’une grande partie de l’Union africaine a fini par devenir une coterie sans principes, déterminée à profiter du pouvoir politique pour s’enrichir, portée par une idéologie selon laquelle la vocation première du pouvoir est d’enrichir ses détenteurs. Dans un tel contexte, l’Union africaine ne pouvait logiquement être qu’une association de régimes organisant la solidarité de ses chefs d’État membres. »[9]

Heureusement, le peuple congolais n’est plus dupe pour comprendre que le Président sud africain, Jacob Zuma, et sa Ministre des affaires étrangères(son ex épouse), Kossasana Zuma, se sont servi de l’UA pour venir à la rescousse de Joseph Kabila, garant de leurs intérêts au Congo, à travers la désignation d’Edem Kodjo qui divise plus qu’il ne rapproche les Congolais? «Pretoria suit donc de très près l’évolution de la situation en République démocratique du Congo (RDC), ne perdant aucune occasion de faire savoir à quel point ses responsables trouvent injustifié qu’on reproche à son allié, le président congolais Joseph Kabila, de vouloir rester au pouvoir en violant sa Constitution. L’argument sud-africain est simple : qu’on le laisse tranquille, les reproches qui lui sont faits sont déplacés compte tenu des précédents dans la région. »[10] Ce que le président Zuma recommande pour la RDC, peut-il oser le demander à son propre peuple à la fin de son propre mandat à la tête de la RSA ?

Que vient faire le dialogue là où la Constitution est claire sur le nombre et la durée du mandat du Président de la République? Est-il normal que, par un accord politique, quelques trois cents personnes se réunissent à coût des millions de dollars du contribuable et s’arrogent le pouvoir de suspendre ou de liquider la Constitution adoptée par référendum populaire après tant de sacrifices humains et matériels? Pourquoi est-il si difficile pour l’ONU et l’UA de faire comprendre à Joseph Kabila qu’il n’a pas intérêt à abuser outre mesure de la patience de ce peuple qui, après une longue dictature de Joseph-Désiré Mobutu, a droit de vivre une alternance pacifique du pouvoir afin de goûter lui aussi aux délices de la démocratie?

3. La mauvaise foi de la famille politique du Chef de l’État

De rumeur en rumeur, le jeu de cache-cache de la famille politique du Chef de l’État a fini par remonter à la surface consistant à obtenir, sous couvert d’un dialogue national, ce que plusieurs pièges et stratégies ont échoué d’accorder au Président sortant : faire main basse sur la Constitution pour en effacer les obstacles à son règne illimité[11]. En collusion avec la Commission électorale qui n’a rien voulu faire pour privilégier et programmer pour 2016 les élections à délais fixes et contraignants (élections législatives et présidentielle)[12], le gouvernement s’est abstenu de financer le processus électoral afin de mettre le peuple devant un fait accompli.

A coût d’argent, des partis politiques et associations de la société civile sont dédoublés tandis que des partenaires réservistes et autres opportunistes, longtemps cachés dans l’opposition, sont rappelés pour fabriquer une majorité arithmétique au dialogue. C’est du déjà vu et vécu, à l’issue du dialogue, l’on dira que par consensus, les participants, toutes tendances confondues, ont conclu un accord politique historique qui permet d’éviter de faire couler le sang du peuple congolais. «Il n’aura pas fallu plus d’une semaine de « dialogue national inclusif » pour que les débats sur le processus électoral s’écartent totalement de la Constitution. Les assurances des premiers jours sur le strict respect de la Constitution ne sont plus qu’un lointain souvenir. Du coup, les pièges du scénario d’une transition politique que nous évoquions se précisent. Dès lors, les faits donnent raison à ceux qui ont toujours soutenu que l’objectif du dialogue est de contourner ou de bloquer l’alternance démocratique à la tête de l’État. Ainsi donc, si cette option est retenue après les travaux en commission, le troisième mandat du Président Kabila sera légitimé par le dialogue contre la Constitution de la RD Congo. Il faut d’ailleurs faire remarquer que la « Commission Élections du dialogue est dirigée par M. Emmanuel Ramazani Shadari, celui-là même qui parlait de l’inévitable troisième mandat pour le président Kabila. »[13]

Qui ignore que pour se maintenir au pouvoir, Joseph Kabila dont le gouvernement prétend ne pas avoir l’argent pour l’organisation des élections, s’est déjà lourdement armé à coût des millions des dollars américains pour mâter toute contestation ?[14]

Si les contraintes techniques empêchent la tenue des élections, pourquoi ne pas mettre en œuvre les mécanismes constitutionnels qui prévoient d’accorder l’intérim au président du Sénat, juste pour organiser les élections? En vertu de quelle disposition constitutionnelle va-t-on organiser une énième transition et au nom de quelle légitimité cette transition doit-elle être dirigée par Joseph Kabila qui n’a fait que violer la Constitution, un acte de haute trahison? Dans ce cas, ira-t-on jusqu’au bout pour remettre en cause toutes les institutions issues de la Constitution que l’on veut violer? « Une question reste sans réponse : comment feront les dialogueurs pour rendre leurs résolutions opposables à l’égard de tous y compris les forces politiques et sociales n’ayant pas été parties prenantes à ces discussions ? »[15]

 

4. L’ambivalence de l’opposition

A l’instar de la démocratie qui peine à démarrer, le multipartisme lancé en 1990 n’a pas réussi jusque là à produire une opposition capable d’être une alternative au pouvoir. Il en a été ainsi du temps de Mobutu et il en est encore ainsi de nos jours. Le peuple et tous les observateurs s’interrogent, à juste titre, sur le rôle exact de cette opposition composée majoritairement d’individus comparables à nos artistes musiciens qui, de jour comme de nuit, se flanquent des verres fumés de sorte qu’il est difficile de savoir où leurs regards sont dirigés ou tout simplement s’ils sont éveillés ou s’ils dorment. En même temps que, publiquement, nos « opposants » feignent de défendre les intérêts du peuple et la Constitution, en coulisse, ils se précipitent de passer à la caisse pour les services de diversion rendus à leur faux adversaire.

Contrairement à ceux qui pensent qu’au dialogue, l’opposition est en train de perdre la bataille[16], nous sommes d’avis, jusqu’à preuve du contraire, que les vrais opposants ne participent pas à ce dialogue. Ceux qui y prennent part et qui jouent parfaitement leur rôle dans cette pièce (tragédie) du théâtre national, savent ce qu’ils sont allés chercher et qu’ils vont obtenir (argent et/ou partage du pouvoir) en guise de récompense pour leur participation/trahison. Si néanmoins il reste encore parmi ceux dont la bonne foi aurait été abusée, le peuple attend qu’ils claquent définitivement la porte de ce dialogue et qu’ils dénoncent le complot comme l’ont fait, avec courage patriotique, Bertrand Ewanga et Claudel Lubaya.

Sans idéal de combat politique, plusieurs d’entre eux ne sont opposants que par opportunisme et chaque fois qu’une occasion comme celle-ci se présente de se positionner autour de la mangeoire, ils oublient toutes les déclarations incendiaires tenues devant des foules médusées[17]. Peu sûrs d’affronter et de convaincre l’électorat de plus en plus éveillé, exigeant et regardant, les participants au dialogue, ont trouvé un raccourci pour retarder les échéances électorales dans ce qu’ils appellent déjà « accord politique ». Au-delà de cette mise en scène théâtrale, le dialogue abusivement qualifié de national ressemble plutôt une sorte d’association de malfaiteurs qui s’apprêtent à liquider ce que le peuple a de plus cher : la Constitution adoptée par référendum. Si réellement ce dialogue était sincère et respectueux de la Constitution, pourquoi les « opposants » qui y participent n’exigent-ils pas que les travaux soient retransmis en direct à la radio et à la télévision? Pourquoi s’abstiennent-ils d’exiger des sanctions contre tous ceux qui n’ont pas voulu remplir leurs devoirs pour sauver le processus électoral? Dans leurs bouches, comme dans celles de leurs vrais partenaires de la MP, on constate qu’ils ont plutôt hâte d’arriver à ce fameux accord politique et ce, même au péril de leur avenir politique.

5. Un « dialogue qui s’impose » a plus de chance de réussir qu’ « un dialogue imposé »                                                                                                                              

Pour avoir évité d’avoir avec le peuple un vrai dialogue qui s’impose et dans lequel le peuple est écouté dans ce qu’il a de plus profond à exprimer comme préoccupation à la base, nous assistons à un dialogue plutôt imposé par ceux qui ne veulent pas lâcher les privilèges acquis et ceux qui attendent d’en acquérir à moindres frais. «Il est déplorable de constater que la République démocratique du Congo est entrain de traverser une période assez critique où des gens, sans mandat, se donnent le pouvoir qu’ils n’ont pas. La tendance de certains hommes politiques est de faire durer le temps de  » non- droit  » et de  » non légitimité  » car ils n’ont pas de base, ni d’assise ».[18]  A moins de prendre tous les Congolais de 2016 pour des moutons à mener au pâturage et à l’abattoir, il faut s’attendre à ce que le triomphalisme des « dialogueurs » et de leur maître soit de courte durée. En tout cas, c’est le moment pour ceux qui se disent amis du Congo (de ses ressources naturelles) de montrer qu’ils sont aussi amis du peuple congolais et de lui venir au secours avant qu’il ne soit trop tard, à moins que l’implosion du Congo soit l’aboutissement logique de leurs projets. L’unique façon de le faire, c’est de conseiller à celui qu’ils nous avaient imposé comme Chef de l’État de se retirer calmement et de laisser les Congolais se choisir librement leur nouveau leader. Quant au peuple congolais, s’il veut continuer d’exister en tant que peuple et nation, il n’a pas d’autre choix que de faire désormais sien l’adage latin « Medice, cura te ipsum », qui signifie «  Médecin, soigne-toi, toi-même ».

Conclusion

De 1885 à nos jours, il se joue sur le sol congolais, transformé en un vaste amphithéâtre, des pièces, toutes des tragédies, auxquelles le peuple est forcé de rire plutôt que de pleurer, même sans rien comprendre des énigmes dont seuls les metteurs en scènes et les acteurs détiennent les secrets. Si dans le passé ces acteurs et metteurs en scène étaient exclusivement des étrangers, aujourd’hui ces derniers se sont mêlés aux fils et filles du terroir qui ont vendu leurs âmes pour trahir leur patrie. Insensibles aux millions de vies humaines impitoyablement fauchées pour l’avènement de la démocratie et de l’État de droit, ces traîtres et leurs complices n’ont pour préoccupation que leurs intérêts égoïstes.

La pièce en cours de présentation, pompeusement appelé « dialogue national » n’est qu’un énième complot contre la nation, complot ourdi par ceux qui veulent tirer indéfiniment profit des crises montées de toutes pièces. Mais l’histoire renseigne qu’aucune dictature n’a réussi à venir à bout d’un peuple déterminé à s’affranchir. Si de par le monde, les autres opprimés se sont débarrassés de leurs despotes, il y a lieu d’espérer que les Congolais en sont également capables, et l’article 64 de la Constitution a été prévu pour ça. Il n’est pas encore tard pour des acteurs dont la bonne foi aurait été abusée de revenir aux bons sentiments patriotiques et de dénoncer le complot. Car cette fois, l’énigme de la pièce était déjà connue à l’avance grâce à la vigilance patriotique de l’élite consciencieuse.

Par Jean-Bosco Kongolo M.

Juriste & Criminologue / Coordonnateur Adjoint de DESC
Jean-Bosco Kongolo est le Coordinateur adjoint de DESC, chargé des aspects juridiques et institutionnels. Juriste et criminologue de formation, M. Kongolo a été magistrat de cour d’Appel en RDC avant de démissionner volontairement, refusant de cautionner la corruption et les anti-valeurs qui rongent cette institution censée incarner l’Etat de droit en RDC.

Exclusivité DESC

Références

[1] Diascongo.com, In http://www.diascongo.com/index.php?option=com_content&view=article&id=3246:etienne-tshisekedi-exige-toujours-le-dialogue&catid=3:newsflash.

[2] Congo times!, 17/12/2011, « La Cour suprême a donc confirmé les « résultats provisoires » publiés le vendredi 9 décembre par la très controversée Commission électorale nationale indépendante (Ceni) donnant au président sortant « Joseph Kabila » et à son challenger Etienne Tshisekedi wa Mulumba, respectivement 48,95 % et 32 % des suffrages. », In http://afrique.kongotimes.info/rdc/rdc_elections/3489-kabila-congo-magistrats-justice-complice-coup-etat-constitutionnel.html.

[3] Primature RDC, In https://www.primature.cd/public/signature-de-lordonnance-portant-statut-particulier-des-membres-de-la-cour-constitutionnelle.

[4] Écho Géo 2012. Inhttps://echogeo.revues.org/13119?lang=en  : « Les observateurs sont unanimes : les élections couplées, présidentielle et législative, de novembre 2011 en RDC ont été calamiteuses. Pires que celles de 2006. La Fondation Carter, la Commission européenne, les États-Unis, la France, la Belgique, la conférence épiscopale congolaise, les ONG de tous horizons se rejoignent pour déplorer les ratés de la première consultation organisée par les Congolais eux-mêmes – à la différence du scrutin du 2006, encadré par la communauté internationale, la MONUC (Mission des Nations Unies au Congo) et le CIAT (Comité International d’Accompagnement de la Transition). Leur emboîtant le pas, la presse occidentale à l’unisson a dénoncé le fiasco électoral, l’opacité des opérations de dépouillement mettant en cause la crédibilité des résultats. Les perdants ont naturellement crié à la fraude.  »

[5] Le Potentiel online, RDC : L’Opposition accuse le bureau de l’Assemblée nationale de bloquer l’aboutissement du contrôle parlementaire, In https://lepotentielonline.com/index.php?option=com_content&view=article&id=12457:rdc-l-opposition-accuse-le-bureau-de-l-assemblee-nationale-de-bloquer-l-aboutissement-du-controle-parlementaire&catid=90&Itemid=472.

[6] JB Kongolo, 2015. Quel avenir pour les partis politiques Congo-Kinshasa? Potentiel, https://lepotentielonline.com/index.php?option=com_content&view=article&id=11833:quel-avenir-pour-les-partis-politiques-du-congo-kinshasa&catid=90:online-depeches&Itemid=472.

[7] C’est le cas du régime 1+4(2003- 2006).

[8] Charles Onana, EUROPE, CRIMES ET CENSURES AU CONGO, Les documents qui accusent, éditions Duboiris, Paris, 2012 : On est surpris du manque des dirigeants européens à l’égard des candidats au vu de l’étendue des budgets alloués à l’organisation des scrutins. On comprend d’autant plus mal que l’Union Européenne tolère le peu d’engagement des dirigeants politiques congolais pour améliorer la sécurité dans le pays qu’elle affiche des dépenses colossales dans ce domaine et que la paix est la première condition si l’on veut parler de démocratie. », pp. 165-166.

« Le Comité international d’accompagnement de la transition(CIAT), qui avait été mis en place pour servir de moyen de pression auprès des dirigeants congolais dans le but d’équilibrer les rapports de force politique, perd très vite de son autorité. Les grandes puissances, qui ont déjà pris parti pour Joseph Kabila, ne souhaitaient plus l’intervention du CIAT, tout au moins, dans le processus portant sur l’élection du président de la République du Congo. Dans un rapport secret envoyé le 16 février 2006 à 15h 16 au cabinet de Louis Michel par la délégation de l’Union Européenne à Kinshasa, il est écrit : « La France et les États-Unis continuent d’ailleurs d’estimer que le CIAT n’a pas pour fonction d’intervenir dans les affaires congolaises, surtout lorsqu’il s’agit de celles du Chef de l’État », p.189.

[9] KOACINAUTE, l’UA, un syndicat de défenses des Chefs d’État africains, In http://koaci.com/m/koacinaute-syndicat-defense-chefs-detat-africains-82670-i.html.

[10] Le Monde, Le 11.07.2016, In http://www.lemonde.fr/afrique/article/2016/07/11/jacob-zuma-un-president-en-difficulte-a-paris_4967958_3212.html.

[11] JJ Wondo, 2015. Dialogue de dupes Kabila – Opposition et Société civile : Rien que du ‘ fighting and talking’, In http://desc-wondo.org/fr/dialogue-de-dupes-kabila-opposition-rien-que-du-fighting-and-talking-jj-wondo/#sthash.pwgaPcIC.dpuf.

[12] JB Kongolo, 2016. Preuves de collusion entre la CENI et la majorité présidentielle(MP), In https://desc-wondo.org/fr/preuves-de-collusion-entre-la-ceni-et-la-majorite-presidentielle-mp-jb-kongolo/.

[13] Alain Lomandja, 12 /09/2016, RDC : Comment le dialogue national a-t-il écarté la Constitution de la discussion des questions relatives au processus électoral ?, In http://desc-wondo.org/fr/rdc-comment-le-dialogue-national-a-t-il-ecarte-la-constitution-de-la-discussion-des-questions-relatives-au-processus-electoral-aj-lomandja/.

[14] JJ Wondo, 2016. RDC : Kabila est plus qu’engagé dans une logique guerrière contre les Congolais, In http://desc-wondo.org/fr/rdc-kabila-est-plus-quengage-dans-une-logique-guerriere-contre-les-congolais-jj-wondo/.

[15] Congoindependant, 12 septembre 2016, Vive le partage équitable et équilibré du pouvoir! In, http://www.congoindependant.com/article.php?articleid=11126.

[16] Le Potentiel, 09/09/2016 : « Au quatrième jour du déroulement de cette messe noire où le peuple congolais ne se retrouve pas, la Majorité présidentielle est parvenue à imposer son rythme à la Cité de l’Union africaine. L’on voit mal l’Opposition récupérer du terrain là où des délégués de Joseph Kabila ont tout verrouillé Il devient de plus en plus à l’Opposition qui siège à la Cité de l’UA de jouer le contrepoids. Il faut se préparer au pire. »

[17] Afrique Décryptages, 28 octobre 2015, In https://afriquedecryptages.wordpress.com/2015/10/28/etat-des-lieux-de-lopposition-institutionnelle-en-rdc-23/ : « Le régime a également fragilisé l’opposition par un jeu de débauchage assez systématique, offrant à des leaders de certains partis politiques d’opposition, des postes au gouvernement ou au sein d’institutions publiques. Cette stratégie a été jusqu’ici payante pour le pouvoir et donne aux opinions nationale et internationale le sentiment que l’opposition institutionnelle est faible, désorganisée et non fiable. »

[18]La Tempête des tropiques, 12 septembre 2016, In http://7sur7.cd/new/constat-amer-a-la-cite-de-lunion-africaine-dialogue-des-participants-pousses-par-linstinct-de-positionnement/.

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